Alliance Assurances est la plus jeune compagnie d’assurance en Algérie. Malgré la rude concurrence qui existe sur le marché algérien des assurances, Alliance Assurances a pu se distinguer des autres compagnies à travers ses offres attractives et ses tarifs compétitifs. Dans cet entretien, son DRH revient sur la conjoncture actuelle qui caractérise le marché national, notamment après la loi des finances complémentaires (LFC 2009), mais également sur les projets de la compagnie à court terme.
Quels sont vos besoins en termes d’effectifs actuellement ?
M. Mesloub : Dans un marché du travail qui demeure très instable, notre plan de recrutement pluriannuel touche l’ensemble des fonctions quelles soient techniques ou supports. Nous faisons appel à des organismes publics tels que l’ANEM et des organismes privés tels qu’emploitic qui est un sérieux partenaire et avec lequel nous lançons régulièrement des campagnes de recrutement, il y a aussi les cabinets de recrutements spécialisés. Les postes que nous recherchons sont liés aux métiers de base du secteur des assurances ainsi qu’aux autres fonctions (Commercial, RH, finances et comptabilité, IT,…).
Dans ce cadre nous recherchons, des cadres techniques production et sinistres, des cadres financiers et comptables, cadres marketing spécialisés dans le domaine des assurances. Actuellement, nous menons une compagne de recrutement importante dans le domaine de la communication ainsi que le renforcement de notre réseau commercial. Je tiens à signaler que l’intégration de nos futurs collaborateurs est en adéquation avec les besoins exprimés et recensés par les structures opérationnelles.
Nous mettons à la disposition de nos nouvelles recrues tous les moyens nécessaires afin d’accomplir au mieux leur mission et également les meilleures conditions de travail, un climat social saint et une politique de formation soutenue.
La suppression du crédit automobile a sensiblement touché le secteur des assurances, étant donné que le plus grand marché des compagnies d’assurance est le marché auto. Quel est l’impact de cette décision sur Alliance Assurances ?
En effet, la suppression du crédit automobile a eu une incidence, quoique mineure sur notre compagnie, par le fait que nous sommes un des maillons de la chaîne dans le domaine du crédit. Par contre sur le volet RH, il n y a aucune incidence. Nous sommes une jeune compagnie qui se développe et qui arrache des parts de marché. Certes, la branche automobile représente un gros pourcentage de notre chiffre d’affaires, mais Alliance Assurances a opté pour la diversification de ses activités en maintenant un équilibre entre les différentes branches. Concernant la branche automobile, nous avons des conventions avec les plus importants concessionnaires, même si leurs ventes ont sensiblement baissées, nous continuons à réaliser une production appréciable.
Peut-on connaître le nombre de vos recrues durant l’année 2009 ?
Nous disposons aujourd’hui de 319 collaborateurs directs et de 59 collaborateurs indirects. Durant l’année 2009, nous avons recruté 78 personnes. Notre personnel est en forte croissance. En effet, nous sommes passés de 248 à fin 2007, à 290 à fin 2008, pour atteindre quelques 310 employés à fin 2009. Notre préoccupation est de mettre en place des processus afin d’optimiser et fidéliser notre capital humain.
Quels sont vos projets à court terme ?
En matière de RH, nous avons des projets très important pour l’exercice en cours, d’abord le lancement de notre ERP « Projet IRIS » Insurance & Reinsurance Information System : c’est un logiciel intégré de gestion des assurances, qui va générer une masse importante en matière de plan de développement RH à travers un plan de formation. En effet, l’implémentation d’IRIS demande des actions de formation continues pour chaque module. A terme IRIS va englober toute l’activité de la compagnie.
Le deuxième projet est celui d’ouvrir notre propre centre de formation basé dans la localité d’Ouled Fayet à la fin du premier trimestre 2010. Les formations seront destinées dans un premier lieu à notre personnel, puis s’étalerons selon la demande pour accueillir les apprenants du secteur et/ou d’autres secteurs d’activités. Il faut savoir que le budget alloué à la formation est estimé à 3% de la masse salariale de notre compagnie.